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Une courbe en montagnes russes reliant un réseau de nœuds, sur fond de flux parallèles.
Jalon 5 min de lecture

100 % IA — 10 jours plus tard

Dix jours à tout faire passer par l'IA. Premier point d'étape honnête : le rollercoaster de la « taxe initiale », planifier plus pour produire mieux, le casse-tête des sessions en parallèle, et ce que valent vraiment les outils testés.

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Dix jours. C’est le temps écoulé depuis le premier billet de cette expérience — dix jours à faire passer par l’IA tout ce que je peux. Assez pour un premier point d’étape honnête.

Ce que je retiens au jour 10 : il y a une taxe d’apprentissage au début, mais le gain ensuite sur la qualité est massif.

Un rollercoaster, et la « taxe initiale »

Ce que je vis ressemble à la taxe d’apprentissage qu’on paie à chaque nouveau sujet. Certaines tâches demandent un vrai changement de paradigme, et je suis dans des montagnes russes : il y a des moments où je me dis « ça, cette tâche qui me prenait du temps, je ne la referai plus jamais — ou presque ». Puis, quelques jours plus tard, je tombe sur le cas particulier qui casse tout : il faut que je reprenne le skill que j’avais configuré pour le rendre plus versatile, parce qu’une situation rare revient de temps en temps. L’outil n’est jamais « fini » du premier coup.

Planifier plus, produire mieux

Le vrai déplacement est là : je passe beaucoup plus de temps à réfléchir et à planifier en amont. Pour les projets que j’ai en tête — DemoInk, que je présenterai bientôt, et d’autres — la planification prend clairement plus de temps qu’avant. Mais le résultat est incommensurablement meilleur que ce que j’aurais produit en temps normal. C’est contre-intuitif : on a l’impression de « perdre » du temps au départ, et on le récupère au centuple sur la qualité de ce qui sort.

Connecter les systèmes — et le casse-tête des sessions

Une grande partie de mon temps passe à comprendre comment relier les systèmes entre eux. La norme MCP permet de créer des ponts entre à peu près tout, et c’est assez fou quand on y pense. Reste la vraie question : quelle mémoire ces systèmes partagent-ils réellement entre eux ?

Et puis il y a le travail en parallèle. J’essaie de faire tourner plusieurs sessions en même temps, pour lancer des choses pendant que le reste travaille. Le revers : chaque matin, je passe une vingtaine de minutes à remettre toutes mes sessions au clair pour que le travail reparte. Ce n’est pas l’enfer, mais à la moindre interruption, j’ai l’impression de devoir redémarrer cette « page de session ».

Ce que j’ai testé côté outils

  • Claude Code en terminal dans VS Code : plutôt convaincant.
  • L’app Claude Code (desktop) : je n’arrive pas à lui trouver un intérêt fort — je ne parviens pas vraiment à paralléliser les tâches. Je me demande si la partie « cowork » ne serait pas la bonne porte d’entrée, mais pour l’instant, non.
  • L’extension Claude Code pour VS Code : pas mal, mais quelques détails m’agacent — la gestion des sessions, de l’historique et des permissions MCP.

Où j’en suis

Globalement, ça reste une très bonne expérience, et franchement intéressante. J’avoue une vraie tranquillité d’esprit à ne plus surveiller les tokens que je consomme, et à pouvoir me concentrer sur les résultats. Je suis dans une phase où beaucoup d’idées avancent en parallèle : j’optimise ma façon de travailler, de nouveaux projets démarrent, et je vais bientôt pouvoir livrer concrètement certaines choses — en commençant par les plus simples.


Le prochain cap : transformer cette cadence en livrables concrets, de manière régulière.

Stay tuned.